Hier soir.
C'était tout petit, ça avait des antennes et des ailes. C'était au nombre de deux. Ca se balladait près des plaques électriques. Ca croyait s'en sortir comme ça. Ca s'est fait asperger de Clac'insectes vite fait bien fait. C'en était peut-être pas, mais dans le doute. Et puis ça fait bientôt 3 mois que les adultes se sont fait refroidir, les oeufs épargnés ont eu le temps d'éclore, alors ça coïncide.
J'ai tout balayé-nettoyé-essuyé. J'ai vaporisé du répulsif dans les recoins. J'ai ressorti mes deux derniers pièges.
Ce matin.
J'ai fait irruption dans la cuisine, volets encore fermés, j'ai allumé brusquement la lumière et me suis précipitée sur les lieux du meurtre, prête à dégainer le Clac'insectes en poussant un cri de guerre. Mais rien.
Rien qu'une pauvre araignée coincée dans l'évier. Je l'ai mise dans un verre (elle n'était pas trop grosse), et puis je l'ai foutue dehors.
(To be continued (ou pas.))
lundi 30 mars 2009
dimanche 29 mars 2009
Haïku
Fin de mois sans lune
J'enlace un cyprès de mille ans
En pleine tempête
(Matsuo Bashô, Cent cinq haïkaï)
J'enlace un cyprès de mille ans
En pleine tempête
(Matsuo Bashô, Cent cinq haïkaï)
"Le terme de remord serait plus approprié"
Je t'ai retrouvé encore une fois le Taciturne.
Où on était je n'en sais rien. Devant nous il y avait la mer, le soleil m'éblouissait et pourtant il descendait déjà sur l'horizon. On venait d'arriver dans cette petite ville et le jour touchait à sa fin.
Je t'ai parlé de choses et d'autres et toi, tu n'étais déjà plus là. Le moi de maintenant s'est superposé au moi d'alors, et alors j'ai vu, j'ai vu qu'il était trop tard.
Où on était je n'en sais rien. Devant nous il y avait la mer, le soleil m'éblouissait et pourtant il descendait déjà sur l'horizon. On venait d'arriver dans cette petite ville et le jour touchait à sa fin.
Je t'ai parlé de choses et d'autres et toi, tu n'étais déjà plus là. Le moi de maintenant s'est superposé au moi d'alors, et alors j'ai vu, j'ai vu qu'il était trop tard.
vendredi 27 mars 2009
"Merci, France Télécom..."
Ta voix à l'intérieur de ce fil semble si proche
Juste un fragment de toi
On parle à des morceaux de plastique
Nos mots veulent dire mais ne disent rien
Raccrochons tout de suite
Et laissons nous vivre.
Juste un fragment de toi
On parle à des morceaux de plastique
Nos mots veulent dire mais ne disent rien
Raccrochons tout de suite
Et laissons nous vivre.
dimanche 22 mars 2009
Il s'en passe des choses à mantes la ville un dimanche matin.
Ce matin dans la rue, j'ai entendu le chant d'un pigeon ramier. Jusque là, quoi de plus banal?
Sauf que le pigeon là, il avait la voix enrouée.
Moi, c'est la première fois que j'entends un oiseau qui a la voix enrouée.
Enfin, sachant l'importance du chant chez les oiseaux (fonction territoriale notamment), je me suis dit: le pôv', ses congénères risquent bien de se foutre de sa gueule.
Eh ouai, il se passe des petites histoires comme ça, au dessus de nos têtes, sans qu'on s'en rende compte.
J'ai cherché dans divers bouquins mais je n'ai pas trouvé d'infos sur l'enrouement chez les oiseaux (comment se débrouillent-ils pour se préparer un citron chaud par exemple?)
En revanche j'ai trouvé , dans le Guide des chants d'oiseaux d'Europe occidentale, d'autres infos hyper utiles, comme la traduction en langage humain de certaines ritournelles d'oiseaux.
Exemples:
La Caille des blés: "paies tes dettes, paies tes dettes..."
Le loriot d'Europe: "elles mûriront..."(en parlant des cerises qu'il apprécie)
Le Pouillot Fitis: "dis, dis, dis-le moi, si tu ne m'aimes pas, dis-le moi!"
Mouai...si on veut...
Sauf que le pigeon là, il avait la voix enrouée.
Moi, c'est la première fois que j'entends un oiseau qui a la voix enrouée.
Enfin, sachant l'importance du chant chez les oiseaux (fonction territoriale notamment), je me suis dit: le pôv', ses congénères risquent bien de se foutre de sa gueule.
Eh ouai, il se passe des petites histoires comme ça, au dessus de nos têtes, sans qu'on s'en rende compte.
J'ai cherché dans divers bouquins mais je n'ai pas trouvé d'infos sur l'enrouement chez les oiseaux (comment se débrouillent-ils pour se préparer un citron chaud par exemple?)
En revanche j'ai trouvé , dans le Guide des chants d'oiseaux d'Europe occidentale, d'autres infos hyper utiles, comme la traduction en langage humain de certaines ritournelles d'oiseaux.
Exemples:
La Caille des blés: "paies tes dettes, paies tes dettes..."
Le loriot d'Europe: "elles mûriront..."(en parlant des cerises qu'il apprécie)
Le Pouillot Fitis: "dis, dis, dis-le moi, si tu ne m'aimes pas, dis-le moi!"
Mouai...si on veut...
jeudi 19 mars 2009
Encore une citation
(Va falloir que je trouve comment on fait pour ranger les messages par libellés mais aujourd'hui il fait beau alors ce sera pas aujourd'hui)
Bref. La citation:
Qui a dit "Personne remplace personne, rien remplace rien"?
Un carambar à gagner pour celui/celle qui trouve.
Heu, en fait non, les carambars c'est pas bio. Donc que dalle à gagner. Vive la décroissance!
Bref. La citation:
Qui a dit "Personne remplace personne, rien remplace rien"?
Un carambar à gagner pour celui/celle qui trouve.
Heu, en fait non, les carambars c'est pas bio. Donc que dalle à gagner. Vive la décroissance!
pas de titre
"Petit cheminot où es-tu, petit cheminot que fais-tu, pense à moi, besoin de toi..."
Non je plaisante! Vive la grève!
Non je plaisante! Vive la grève!
mardi 17 mars 2009
Citation (qui n'a aucun rapport avec le message précédent)
"Si on peut plus utiliser nos canards appelants, c'est comme si qu'on prend la voiture et qu'on roule sans pneus."
(Propos d'un chasseur à la télé, lors d'un JT quelconque)
Pour sûr!
(Propos d'un chasseur à la télé, lors d'un JT quelconque)
Pour sûr!
Définition
Dépose-Minutes:
Endroit qui se trouve près d'une gare, dans lequel les gens qui ont trop de temps libre viennent déposer leurs minutes inutiles. (Les gens qui, au contraire, n'ont pas de temps libre, ont la possibilité de venir s'approvisionner en minutes au Dépose-Minutes.)
Gnarf.
Endroit qui se trouve près d'une gare, dans lequel les gens qui ont trop de temps libre viennent déposer leurs minutes inutiles. (Les gens qui, au contraire, n'ont pas de temps libre, ont la possibilité de venir s'approvisionner en minutes au Dépose-Minutes.)
Gnarf.
Une nuit
C'était dans la cour d'un lycée qui n'existe pas, c'était un soir d'hiver. Dans un préfa, de la lumière, la porte ouverte. Avec une collègue on rentre.
C'est un cours en anglais, et la prof c'est: Janis Joplin.
Elle paraît à peine plus vieille que sur les photos. Elle a l'air sévère. Elle est habillée en hippie, et porte de long colliers en plastique de toutes les couleurs. A la fin du cours je vais la voir et lui demande si elle chante toujours. Elle me dit non. Je lui demande pourquoi. Elle me dit "c'est perso".
Plusieurs fois j'essaie de l'approcher mais elle reste distante. Elle a toute une grappe de pétasses autour d'elle.
Après je monte à l'internat. Les élèves ne sont pas encore là et je visite avec d'autres collègues.
C'est froid ça ressemble à une prison. Arrivée dans la chambre je pique une crise car il y a au moins une dizaine de clébards.
...
C'est un cours en anglais, et la prof c'est: Janis Joplin.
Elle paraît à peine plus vieille que sur les photos. Elle a l'air sévère. Elle est habillée en hippie, et porte de long colliers en plastique de toutes les couleurs. A la fin du cours je vais la voir et lui demande si elle chante toujours. Elle me dit non. Je lui demande pourquoi. Elle me dit "c'est perso".
Plusieurs fois j'essaie de l'approcher mais elle reste distante. Elle a toute une grappe de pétasses autour d'elle.
Après je monte à l'internat. Les élèves ne sont pas encore là et je visite avec d'autres collègues.
C'est froid ça ressemble à une prison. Arrivée dans la chambre je pique une crise car il y a au moins une dizaine de clébards.
...
lundi 16 mars 2009
Copie blanche
This is called: "Programme A: étudiants de A à D. Nature in Christina Rossetti's Selected Poems.
"Muet comme
une carpe
Pourquoi une carpe?
C'est la première image qui vient à l'esprit
Immobile
Affalé sur une chaise
devant une table d'écolier
l'esprit vide
et ignorant
les yeux hagards
posés sur
les 2 surveillants
qui chuchotent
qui ne sont pas
ignorants
comme des carpes
transpirant
fatiguées.
Il regarde leurs corps
On dirait 2 statues
qui s'animent"
Mont-Saint-Aignan, un 9 septembre.
"Muet comme
une carpe
Pourquoi une carpe?
C'est la première image qui vient à l'esprit
Immobile
Affalé sur une chaise
devant une table d'écolier
l'esprit vide
et ignorant
les yeux hagards
posés sur
les 2 surveillants
qui chuchotent
qui ne sont pas
ignorants
comme des carpes
transpirant
fatiguées.
Il regarde leurs corps
On dirait 2 statues
qui s'animent"
Mont-Saint-Aignan, un 9 septembre.
Après-midi fainéante
En ressortant des vieux cartons rangés au fin fond d'une armoire, dans la maison famililale, j'ai retrouvé ce "poème" sympathique et plein d'amour fraternel. Mon frère était en train de jouer aux "p'tites voitures" dans sa chambre qui jouxte la mienne, ce qui m'avait inspiré ceci:
"Le squelette décoré
D'accessoires inutilement
utiles
Se traîne sur les rotules
en poussant un objet
bruyant
Ses mâchoires s'ouvrent et
claquent
HA-HA-HA il paraît que
c'est drôle"
Eh ouai....
"Le squelette décoré
D'accessoires inutilement
utiles
Se traîne sur les rotules
en poussant un objet
bruyant
Ses mâchoires s'ouvrent et
claquent
HA-HA-HA il paraît que
c'est drôle"
Eh ouai....
vendredi 13 mars 2009
Image par la vitre
A la gare du Val de Reuil...
Un type en costard/attaché-case descend et s'arrête devant des coquelicots qui poussent sur le vieil asphalte du quai. Il s'approche des fleurs rouges et reste là quelques secondes, prend une série de photos. Puis il s'en va.
Au même moment, un héron cendré survole le train.
Le train repart.
Fin de l'image, le paysage se remet à défiler.
Un type en costard/attaché-case descend et s'arrête devant des coquelicots qui poussent sur le vieil asphalte du quai. Il s'approche des fleurs rouges et reste là quelques secondes, prend une série de photos. Puis il s'en va.
Au même moment, un héron cendré survole le train.
Le train repart.
Fin de l'image, le paysage se remet à défiler.
île
Petite fenêtre.
Muret en pierre, petite porte bleue.
Arbres nus qui se balancent.
Le vent s'engouffre dans la maison.
Le soleil perce vaguement à travers les nuages.
Café soluble, vieille nappe à fleurs jaunes et oranges.
France Culture se brouille de temps à autres.
La cheminée est éteinte.
Le chemin longe les rochers noirs sur lesquels s'écrasent les vagues.
Par endroits l'écume s'envole jusqu'au chemin que des goélands survolent en braillant.
Un îlot en face. Rien dessus. La nuit commence à tomber.
Une cabane isolée pour les moutons de l'île. Dedans il y a de la paille et on y est à l'abri du vent.
Les vagues paraissent bien plus énormes qu'elles ne le sont réellement.
Le phare s'est allumé.
(...)
Muret en pierre, petite porte bleue.
Arbres nus qui se balancent.
Le vent s'engouffre dans la maison.
Le soleil perce vaguement à travers les nuages.
Café soluble, vieille nappe à fleurs jaunes et oranges.
France Culture se brouille de temps à autres.
La cheminée est éteinte.
Le chemin longe les rochers noirs sur lesquels s'écrasent les vagues.
Par endroits l'écume s'envole jusqu'au chemin que des goélands survolent en braillant.
Un îlot en face. Rien dessus. La nuit commence à tomber.
Une cabane isolée pour les moutons de l'île. Dedans il y a de la paille et on y est à l'abri du vent.
Les vagues paraissent bien plus énormes qu'elles ne le sont réellement.
Le phare s'est allumé.
(...)
fucking november...
C'est le soir
La cuiller en tournant dans la tasse
se cogne contre les bords
Le son dissonant troublé par l'eau chaude
me rappelle, je ne sais pourquoi
un vieil hiver
Il torture mon esprit comme si
c'était hier
Plus de maison, c'est le soir
et on va retourner dans la campagne inhospitalière
sans eau et sans lumière
Le bruit dissonant de la cuiller
réveille une sourde inquietude
Dans cette forêt au dessus de chez vous
On était montés dans la tour
je ne sais plus si on apercevait la Seine
On allait repartir, sans vous
Bientôt
et retraverser ces plateaux lugubres et immenses
pour retourner là-bas
pas chez moi
La cuiller en tournant dans la tasse
se cogne contre les bords
Le son dissonant troublé par l'eau chaude
me rappelle, je ne sais pourquoi
un vieil hiver
Il torture mon esprit comme si
c'était hier
Plus de maison, c'est le soir
et on va retourner dans la campagne inhospitalière
sans eau et sans lumière
Le bruit dissonant de la cuiller
réveille une sourde inquietude
Dans cette forêt au dessus de chez vous
On était montés dans la tour
je ne sais plus si on apercevait la Seine
On allait repartir, sans vous
Bientôt
et retraverser ces plateaux lugubres et immenses
pour retourner là-bas
pas chez moi
dimanche 8 mars 2009
Mesdames, Messieurs, quai Z, attention au passage d'un Ver
Quand j'étais au lycée, je prenais chaque matin le bus qui tortillait à travers la campagne sombre, pour atteindre la "ville" seulement 1h après, alors qu'il faisait encore nuit.
M'était alors venue une image: ce bus froid, sans chauffage, mal éclairé, sillonnant les petites routes de campagne pour ramasser quelques élèves, m'avait fait penser à un ver de terre géant.
Il cheminait, lentement, laborieusement dans la nuit, empreintant parfois des petites routes sinueuses. J'avais l'impression qu'on était seuls dans la nuit, et je m'imaginais qu'on était sous terre. A l'intérieur d'un Ver géant qui ramassait sans but de petits vermisseaux sur son chemin.
Eh bien, cette image je la retrouve quand je vois les trains passer de bon matin, lorsqu'il fait encore nuit. A l'intérieur du Ver qui tortille dans l'obscurité, j'aperçois les silhouettes des gens hagards et je les imagine aussi inexpressifs que l'hôte qui les transporte.
M'était alors venue une image: ce bus froid, sans chauffage, mal éclairé, sillonnant les petites routes de campagne pour ramasser quelques élèves, m'avait fait penser à un ver de terre géant.
Il cheminait, lentement, laborieusement dans la nuit, empreintant parfois des petites routes sinueuses. J'avais l'impression qu'on était seuls dans la nuit, et je m'imaginais qu'on était sous terre. A l'intérieur d'un Ver géant qui ramassait sans but de petits vermisseaux sur son chemin.
Eh bien, cette image je la retrouve quand je vois les trains passer de bon matin, lorsqu'il fait encore nuit. A l'intérieur du Ver qui tortille dans l'obscurité, j'aperçois les silhouettes des gens hagards et je les imagine aussi inexpressifs que l'hôte qui les transporte.
jeudi 5 mars 2009
i like trains
iLiKETRAiNS c'est le nom d'un groupe de post-rock, glané un soir sur un "article" de wikipédia, parmi des dizaines d'autres noms de groupes bizarres. Finalement, le post-rock, c'est assez indéfinissable, et je ne connais même pas iLiKETRAiNS...Mais on comprendra bien pourquoi, après tant de temps passé dans les trains, et désormais un toit au bord de la voie, le pourquoi de ce "nom".
Quand-même, parce-que j'ai pas beaucoup le temps là tout de suite, je voudrais vite fait dire: j'ai toujours trouvé les blogs nazes. L'ère de la communication à tout prix, joignables 24/24, tout le monde peut connaître ta vie en direct. Illusion d'avoir des tas d'amis. Je m'épanche, j'ai l'illusion que cela me fait du bien. Pendant ce temps, je sombre dans la solitude, en faisant semblant que ça n'est pas le cas. Je ne regarde plus les autres, les vrais, ceux dans la rue. Ils me sont antipathiques, et puis, d'abord, chacun sa merde.
Ma vie, misérable, c'est du Moâ-Je, Moâ Je raconte Ma vie sur Mon blog.
Comme d'habitude, je noircis le tableau, mais c'est pour mieux me rappeller tous les travers qui nous guettent.
Comme disait feu le grand Joe Dassin: "Ne me raconte pas ta vie, je la connais, ta solituuuu...deu...."
Quand-même, parce-que j'ai pas beaucoup le temps là tout de suite, je voudrais vite fait dire: j'ai toujours trouvé les blogs nazes. L'ère de la communication à tout prix, joignables 24/24, tout le monde peut connaître ta vie en direct. Illusion d'avoir des tas d'amis. Je m'épanche, j'ai l'illusion que cela me fait du bien. Pendant ce temps, je sombre dans la solitude, en faisant semblant que ça n'est pas le cas. Je ne regarde plus les autres, les vrais, ceux dans la rue. Ils me sont antipathiques, et puis, d'abord, chacun sa merde.
Ma vie, misérable, c'est du Moâ-Je, Moâ Je raconte Ma vie sur Mon blog.
Comme d'habitude, je noircis le tableau, mais c'est pour mieux me rappeller tous les travers qui nous guettent.
Comme disait feu le grand Joe Dassin: "Ne me raconte pas ta vie, je la connais, ta solituuuu...deu...."
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