vendredi 13 août 2010

Vík

La route s'assombrit alors que nous nous approchons de Vík. Ça n'est pas la couleur du brouillard. Nous roulons au milieu des cendres de l'Eyjafjallajökull soulevées par le vent.
Lorsque nous arrivons, la visibilité est à peine meilleure à cause du mauvais temps. Le vent souffle fort et il pleut. Le camping est quasi vide. Nous montons nos tentes au pied de la falaise où caquètent les Fulmars.

Le lendemain.
Les gars sont en haut de la falaise. Je m'assieds par terre, la plage est quasi vide. Je viens de mettre du sable noir dans une petite bouteille en verre. L'air est doux. Il y a pas mal de vent.
Les vagues déferlent et les sternes volent bas.

Il est presque midi. Je suis désormais sous la falaise à oiseaux. Les vagues déferlent juste derrière moi.
La falaise est verte et ensoleillée. Il y fleurit des pissenlits et des boutons d'or.
"Kittiwake! Kittiwake!" braillent les Mouettes Tridactyles.

Midi et demie. Je m'arrête dans le café près de l'office de tourisme. Il y a de la musique pourrie, genre country islandaise.
Tout est en bois, il y a des pulls islandais à vendre, accrochés aux murs. Il fait une chaleur agréable. Il y a peu de touristes.

Je suis au pied de l'église. "Houuu..." fait le vent qui s'engouffre dans ma gourde.
L'église est fermée.
Je continue à monter, le sentier m'amène dans le champs de lupins, puis s'arrête. Je continue et entreprends de rejoindre le chemin en contrebas. Je tente de descendre le long de la falaise sans écraser trop de lupins, j'y parviens à peu près, mais effraie tout de même quelques oiseaux qui s'envolent à mon passage.

Que demander de plus que d'être ici?

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